Deux visages de la recherche : Émy et Vincent

Les sports électroniques connaissent une ascension fulgurante au sein des établissements scolaires grâce à des initiatives structurées comme celles de la LCSE et de la LSSE. Mais que savons-nous réellement des impacts de ces programmes sur les joueurs ? Une équipe de chercheurs s'est penchée sur la question, et aujourd'hui, nous vous présentons deux figures clés derrière cette avancée scientifique : Émy Chapleau et Vincent Huard Pelletier.

Une recherche essentielle pour l’avenir des sports électroniques

Leur étude, menée dans le cadre d’un projet MITACS, financée en partie par la FQSE, vise à mieux comprendre les effets des programmes de sports électroniques sur les joueurs, qu’il s’agisse de leur bien-être, de leur performance ou encore de leur intégration sociale. Avec rigueur et passion, ils ont recueilli des données permettant d’affiner l’encadrement offert aux étudiants-athlètes et de proposer des recommandations concrètes.

Qui sont Émy et Vincent ?

Émy Chapleau : une passionnée devenue chercheuse

Étudiante au baccalauréat en psychologie et au Microprogramme de premier cycle en développement du sport électronique à l’Université du Québec à Trois-Rivières, Émy a découvert le jeu vidéo dès l’enfance avec Skylanders sur Xbox 360. Adolescente, la COVID et League of Legends ont profondément marqué son parcours : en plein confinement, le sport électronique lui a permis de briser l’isolement et de se construire un réseau social fort.

Elle a rejoint l’équipe de sport électronique du Cégep de l’Assomption, où elle a vécu des expériences déterminantes, notamment sous la direction d’un entraîneur dont elle est restée proche. À l’UQTR, elle a poursuivi son engagement, mais a dû quitter les compétitions pour se consacrer pleinement à ses études et à la recherche. Aujourd’hui, elle travaille sur une recension médiatique de la représentation des joueurs de sports électroniques et contribue activement à l’encadrement des athlètes.

Sa plus grande fierté ? Avoir contribué aux recommandations de la recherche, en mettant en avant des solutions concrètes pour améliorer la pratique et en sensibilisant sur les outils de mesure de la condition des joueurs.


Vincent Huard Pelletier : une expertise multidisciplinaire au service des joueurs

Professeur au département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Chicoutimi, Vincent possède un parcours académique diversifié : technique en diététique, baccalauréat en kinésiologie, maîtrise en sciences de l’activité physique et doctorat en sciences biomédicales. Chercheur au Laboratoire de recherche sur le hockey de l’UQTR, ses travaux portent sur le développement psychologique et physique des jeunes athlètes. Ancien entraîneur universitaire en sports électroniques, il joue un rôle central dans ce projet de recherche en mettant à profit son expertise en préparation mentale et physique.

Dès son enfance, Vincent a exploré les jeux vidéo avec une Super Nintendo trouvée lors d’une vente de garage, avant d’évoluer vers les franchises sportives. Il s’est ensuite tourné vers League of Legends, un jeu qui l’a accompagné durant ses études. Entraîneur d’une équipe universitaire de LoL, il a rapidement compris l’importance de l’encadrement psychologique des joueurs, ce qui l’a amené à approfondir ses recherches sur le sujet. Sa plus grande fierté ? Avoir contribué à changer la perception des sports électroniques en démontrant scientifiquement leurs bienfaits.

L'importance de l'engagement politique

Cependant, pour que ces recommandations se traduisent en actions tangibles, l’engagement des classes politiques est primordial. L’encadrement et la reconnaissance des sports électroniques ne pourront s’améliorer sans une volonté collective de soutenir ces initiatives. C’est pourquoi il est crucial que tous les acteurs impliqués - étudiants, professeurs, entraîneurs et parents - se mobilisent pour faire entendre l’importance d’un cadre structurant.

Un appel à la reconnaissance et à la diffusion

Les parents des étudiants déjà engagés dans ces programmes ont un rôle à jouer : en comprenant mieux les bienfaits d’une pratique saine et encadrée des sports électroniques, ils deviennent des alliés précieux dans leur promotion. Par ailleurs, la presse se doit aussi de mettre en lumière les progrès réalisés et de relayer les recommandations issues de cette recherche.

Vous souhaitez en savoir plus ? Consultez le résumé et le rapport complet de l'étude sur la page officielle de la FQSE : https://www.esportsquebec.ca/recherches/projet-mitacs.

Auteur : Michael Daudignon, pour la FQSE.

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